Drapeaux à prières

Drapeaux à prières à Dharamsala, Inde.

Définition

Les drapeaux de prières bouddhistes tibétains flottent souvent en haut de longues perches plantées sur des monceaux de pierres au sommet des collines ou au sommet des grands monuments bouddhistes, comme des stupas.

Les cinq couleurs symbolisent les 5 éléments, ou les 5 familles de Bouddhas et des formules sacrées y sont inscrites, que le vent anime et emporte vers les dieux. Chaque bannière ou drapeau de prière tibétain a sa propre signification symbolique, apportant paix, compassion, bénédiction et protection. Comme chaque prière bouddhiste ou mantra résonne également d'une signification toute particulière.

Les drapeaux sont fabriqués en imprimant, à partir de blocs xylographiques, des mantras, des prières et des symboles de bon augure sur de petits carrés de tissu ou sur de longues bandes de toile de coton aux couleurs des cinq bouddhas, afin qu'une fois les drapeaux hissés, ces bons voeux soient emportés aux quatre vents et touchent les êtres en leur apportant la bénédiction de la prière ainsi transportée.

Souvent, un fringant cheval de vent figure souvent au centre du drapeau, le cheval de vent transporte sur sa selle le joyau magique du Chakravartin, qui propage la paix, la prospérité et l'harmonie dans tous les pays qu'il parcourt. L'élément préféré du cheval est le vent ; son rapide galop, crinière et queue flottant librement même par temps calme, appelle le vent, qui se lève pour venir à sa rencontre. Le vent et le cheval sont tous deux porteurs du mouvement, le cheval sous sa forme matérielle et le vent sous sa forme éthérée. Les prières sont portées par le vent et, au Tibet, les drapeaux de prière sont appelés des Chevaux de Vent ou lungta.

Comme signalé sur wikipedia, les drapeaux de prières sont de deux sortes :

  • les lungta, chevaux du vent ou chevaux du souffle: guirlandes de petits rectangles de tissu imprimés de différents mantras ou de prières. Ils sont souvent de cinq couleurs : bleu, blanc, rouge, vert et jaune (ou parfois orange). Ils sont considérés comme des porte-bonheur possédant la capacité d’écarter les difficultés. Leur nom vient du cheval imprimé sur la plupart d’entre eux, cheval représenté portant les Trois Joyaux : le Bouddha, le Dharma (ses enseignements) et la Sangha (la communauté bouddhiste).
  • les darchok : longues bannières de tissu, accrochées à des mâts de trois à cinq mètres de haut. Ces bannières de couleurs variées présentent des textes sacrés

Selon l'école Nyingma, la signification des couleurs est la suivante (dans l'ordre, le bleu étant toujours en haut, vers le ciel) :

  • bleu : l'espace (la voûte céleste) (Akashpura),
  • blanc : l'air (ou le vent, les nuages) (Vayapur),
  • rouge : le feu (Agnipura),
  • vert : l'eau (Nagpura),
  • jaune (ou orange) : la terre (Vasupara).

Dans les autres écoles, les couleurs respectives de l'air et de l'eau sont inversées mais l'ordre reste le même.

Conseils

Traditionnellement, les drapeaux de prières sont remplacés par des nouveaux chaque année lors des festivités du Losar (Nouvel An tibétain). 

La croyance populaire au Tibet veut que si les drapeaux sont accrochés à des dates astrologiques peu propices, ils peuvent apporter des résultats négatifs aussi longtemps qu'ils volent. Le meilleur moment pour mettre en place de nouveaux drapeaux de prière est le matin par temps ensoleillé et venteux.

Pour 2018, les dates à éviter selon le calendrier tibétain pour suspendre de nouveaux drapeaux sont :

  • 25 février
  • 8 mars
  • 28 mars
  • 4 avril
  • 19 avril
  • 13 mai
  • 27 mai
  • 12 juin
  • 20 juin
  • 2 juillet
  • 5 juillet
  • 16 juillet
  • 19 juillet
  • 25 juillet
  • 12 août
  • 24 août
  • 2 septembre
  • 10 septembre
  • 22 septembre
  • 4 octobre
  • 19 octobre
  • 21 octobre
  • 31 octobre
  • 14 novembre
  • 20 novembre
  • 26 novembre
  • 11 décembre
  • 12 janvier 2019
  • 13 janvier 2019
  • 30 janvier 2019